NPA 86

Dans la NR le 30/11/2009 : Pourquoi les bus ne sont-ils pas gratuits ?

lundi 30 novembre 2009 par redac-npa86

Pourquoi les bus Vitalis ne sont-ils pas gratuits ?

La question est régulièrement posée par Maryse Desbourdes, conseillère municipale NPA. Vendredi soir, elle est une nouvelle fois revenue à la charge. Ce n’est pas Alain Claeys, président de la communauté d’agglomération qui lui a répondu. Plutôt que de se fâcher, il a laissé Jean-Marie Paratte, le maire de Buxerolles, en charge des transports en commun, répondre à l’élue du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Maryse Desbourdes a mis en avant les 5 M€ que coûterait la gratuité à la collectivité. Une broutille au regard des 19 M€ que la CAP devra verser pour la LGV Sud-Europe Atlantique, du 1,5 M€ de la cité judiciaire supporté par la ville de Poitiers et des 20 M€ (en fait 28 M€) que la communauté d’agglomération devra débourser pour la future grande passerelle de la gare.

« Il ne faut pas mélanger les frais de fonctionnement payables tous les ans, avec les investissements qui ne sont supportés qu’une fois », a expliqué Jean-Marie Paratte.

Il en fallait plus pour arrêter Maryse Desbourdes dans son plaidoyer pour la gratuité. « Vous nous annoncez une nouvelle hausse de tarifs de 2 % le 1er février. En fait, certains billets vont augmenter de plus de 6 %. Si les bus étaient totalement gratuits, ils deviendraient plus attractifs, ce qui réduirait la pollution urbaine et faciliterait les déplacements des familles les moins riches. » “ Socialement injuste, écologiquement inefficace ”

Réponse de Jean-Marie Paratte : « Une enquête du magazine “ UFC Que Choisir ? ” révèle au contraire que la gratuité des transports en commun est socialement injuste et écologiquement inefficace. Socialement injuste parce qu’un certain nombre de nos concitoyens ont les moyens de payer 1,30 pour un voyage ou 32,30€ (NDLR : ce sera le prix d’un abonnement mensuel à partir du 1er février au lieu de 31,70€ actuellement). Ecologiquement inefficace parce que si les automobilistes étaient prêts à arrêter de prendre leur voiture pour monter dans le bus, ils l’auraient déjà fait et il y a longtemps que nos rues seraient vides de toutes voitures. »

On en est resté là. Provisoirement. Car Maryse Desbourdes n’était pas du tout convaincue par les arguments qui lui ont été opposés. Quant à Alain Claeys, il n’a pas dit mot. Préférant ne rien dire qu’ouvrir un débat frontal avec l’extrême gauche.

Jean-Jacques Boissonneau la Nouvelle République


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