NPA 86

Notre élue au Conseil de Grand Poitiers

lundi 13 décembre 2010 par Maryse DESBOURDES


Interventions de Maryse DESBOURDES, élue pour la liste citoyenne « Pour une Alternative à Gauche » soutenue par le NPA et les Alternatifs

Conseil Communautaire de Grand Poitiers du vendredi 10 décembre 2010

* La LGV SEA
* Non application du surloyer de solidarité sur certains quartiers du territoire
* Politique d’insertion des bénéficiaires du RSA
* Tarif eau et assainissement 2011






 La LGV SEA

Convention pour la réalisation de la LGV SEA précisant les garanties de desserte pour les gares de Châtellerault, Futuroscope, Poitiers, Angoulème et Libourne (délibération 41)

Le combat contre le modèle économique et social de la LGV dépasse largement le cadre de la France ou la contestation en pays basque reste la plus forte et la prochaine manifestation à Bayonne le 11 décembre 2010 dans le cadre de la journée européenne contre les projets inutiles le prouvera encore.

La Grande Vitesse c’est le train de quelques uns contre des trains pour tous, car en effet depuis de nombreuses années, les investissements pour aller plus vite se sont fait au détriment des lignes de voyageurs, et du fret.

La casse de l’entreprise publique au nom de la concurrence imposée par l’Europe, séparation RFF et SNCF, la privatisation du fret accentue le phénomène : augmentation des tarifs et fermeture de lignes (4500 kms annoncés par RFF)

L’état a proposé un partenariat public privé aux collectivités pour la ligne LGV SEA et malgré vos désaccords verbaux, vos réserves, vous avez finalement accepté de financer cette ligne, d’entériner l’entrée du privé qui va s’enrichir contre l’intérêt général Ce montage financier ainsi que le choix des lignes, imposées par l’état, auront des conséquences écologiques, économiques et sociales pour l’ensemble des habitants de nos régions

Le contrat PPP [1] de cet ouvrage prévoyait une participation de 50 % du privé. Arguant de son engagement sur la somme évaluée au départ du projet, et devant l’augmentation de plus de 100% du coût global, Vinci, choisi comme partenaire, a réduit sa part de financement à 29,11%. De manière étonnante, et sans concertation, RFF a donc été inclus dans la partie privée afin de combler le déficit.

Ce contrat donnera au groupe BTP Vinci la réalisation d’un marché public évalué en 2010 de 7,8 Milliards € subventionné à hauteur de 5,541 Milliards € par les pouvoirs publics. Le coût de cet ouvrage a plus que doublé depuis la première estimation en 1997. La facture passe de 2,74 Milliards en 1997, 3,8 Milliards en 1999, 5,1 Milliards € en 2007, à 6,7 Milliards en 2009 et 7,8 Milliards € en 2010 soit une augmentation de 5,1 Milliards € en 13 ans dont 2,7 Milliards € en 3 ans.

En définitive, le montant final de la part du Public est supérieur à la valeur globale de l’ouvrage en 2007 soit 5,5 Millions € et bien plus élevée que la première estimation de la valeur globale (2,74 Milliards €). Ce jeu d’augmentation progressive des subventions publiques au-delà du coût prévu en 2007 semble une pratique courante dans le BTP, déjà largement dénoncée dans le rapport Pébereau. On peut considérer que c’est bien le Public qui paie entièrement cet ouvrage, et contribue en plus à subventionner le groupe Vinci sous forme d’une rente de 250 Millions par an de péage pendant 50 ans.

Ce type de montage contribue à épuiser inutilement les ressources financières publiques, à l’appauvrissement de l’action publique et à la casse du service public national des transports ferroviaires. La lourde participation des collectivités de la Région Poitou-Charentes (300 Millions €) peut elle se justifier par l’impact économique de cette nouvelle LGV ?

D’autre part, le gain de temps pour les liaisons Poitiers Paris sera de l’ordre de 10 minutes, 15 minutes pour Poitiers Limoges. Ce gain de temps justifie-t-il la dépense ? La mobilisation citoyenne ne faiblira pas, les associations contre ces projets sont mobilisées, font de la résistance et réaffirment qu’il n’y a eu aucune concertation pour ces projets. Les élus qui ont votés avec des réserves, peuvent, entendre les citoyens qui ont d’autres propositions (projet POLT), pendre appui sur cette mobilisation pour admettre de façon honorable qu’ils se sont trompés, pour renoncer publiquement au projet Poitiers Limoges, au financement de la LGV SEA.

 Non application du surloyer de solidarité sur certains quartiers du territoire

(délibération 59)

Le budget logement a été adopté le 8 novembre, la ponction de 340 millions d’euros sur les budgets des organismes HLM est maintenue.

L’état ne subventionne plus le logement social, il se sert dans les caisses des organismes HLM.

Avec la crise, la situation des familles s’aggrave, les difficultés financières des familles notamment les plus modestes logées dans le secteur social sont énormes, elles subissent les hausses de tarif de l’électricité du gaz, des impôts locaux

Alors que le logement n’a jamais été aussi cher, les allocations logement baissent.

Le budget logement c’est rigueur chez les exclus du logement, les familles modestes et bombance chez les riches propriétaires.

Avoir un logement c’est un droit qu’il faut défendre et face à une politique libérale qui se désengage de plus en plus, il ne faut pas accepter que se soit toujours les mêmes qui payent la crise.

Aussi nous ne sommes pas d’accord avec les propositions des bailleurs sociaux de POITIERS qui veulent imposer une hausse de loyer de 2,5% pour 2011 pour compenser les désengagements de l’état.

La hausse des loyers n’est pas une fatalité, ne doit pas être une logique comptable et ne dite pas « si nous n’augmentons pas les loyers nous ne ferons pas les travaux prévus » car même lorsque les loyers augmentent, tous les travaux et l’entretien n’est pas fait pour autant.

Augmenter les loyers c’est être d’accord avec la politique du gouvernement, l’accompagner, ne pas les augmenter c’est faire de la résistance, ce serait une mesure juste socialement et économiquement.

 Politique d’insertion des bénéficiaires du RSA

(délibération n° 67) Pacte territorial pour l’insertion de la Vienne

Nous dénonçons le RSA véritable institutionnalisation de la précarité.

En incitant financièrement les bénéficiaires de minimas sociaux à accepter des emplois à moins de 880 euros par mois, l’état subventionne les embauches à temps partiel, il s’agit là d’ un formidable encouragement au sous salariat : des emplois low cost !

Le gouvernement considère que c’est aux salariés de payer la crise en acceptant des contrats précaires alors qu’il offre au patronat des conditions d’embauche au rabais et qu’il fait supporter les conséquences de sa politique aux collectivités sans leur en donner les moyens.

 Tarif eau et assainissement 2011

En 2011 : Le prix de l’eau augmente de 3,23%, la redevance assainissement augmente de 0.89%.

L’eau est un bien commun qui ne doit pas être considéré comme une marchandise, il doit faire l’objet d’une gestion publique,démocratique et transparente.

80% de l’eau en France est distribuée par des entreprises privées, à Poitiers l’eau est un service public et nous défendons cette gestion, en effet le prix de l’eau est moins chère qu’en délégation de service public, et la gestion est transparente .

Des élus qui s’étaient laissé séduire par les groupes privés, re-municipalisent la gestion de l’eau et cela sous la pression des habitants qui ont manifesté leur ras bol en voyant le prix de l’eau flamber.

A Poitiers il y a eu aussi d’importantes augmentations en 2009 : 5,4%, en 2010 :7%.

Certes il y a beaucoup d’investissements, pour de nouvelles sources, pour améliorer la qualité de l’eau, mais nous devons nous interroger sur le fait que le prix de l’eau augmente de façon conséquente alors qu’il est demandé aux consommateurs de moins consommer, de ne pas gaspiller et au final en consommant moins la facture augmente ?


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