NPA 86

la LGV SEA, Le train de quelques uns contre le train pour tous et partout

vendredi 11 mars 2011 par redac-npa86










La LGV SEA Le train de quelques uns contre le train pour tous et partout : les élus "dit de gauche" PS et PCF ont accepté que le groupe VINCI remplisse ses caisses avec l’argent du contribuable, ils ont contribué ainsi par ce partenariat public privé à une privatisation des infrastructures ferroviaires.

Ils ont lamentablement cédé aux exigences du gouvernement : celles de financer ce qui est de la compétence de l’état en imposant ainsi un endettement inutile des collectivités : communauté d’agglo de Châtellerault 4.23 millions d’euros, Grand Poitiers 9.9 millions d’euros, Conseil général de la vienne 28 millions d’euros et la région Poitou Charentes 103 millions d’euros .

Pour Grand Poitiers c’est un montant de 1.2 millions d’euros au budget de 2011 et cela jusqu’en 2016. Le Conseil Général émet des réserves par rapport aux riverains (ils apprécieront !).

S. ROYAL fait des menaces de ne pas financer si l’état ne rembourse pas (on peut rêver !!), en réalité, ils sont tous pour et pour le barreau POITIERS LIMOGES, car comme pour la LGV SEA ils disent aujourd’hui qu’ils ne pourront pas financer mais cèderons à l’état contre l’avis des nombreux opposants, d’ailleurs la région Limousin (PS) accepte de financer la LGV SEA à hauteur de 53 millions d’euros, ça s’appelle un droit d’entrée pour la LGV POITIERS LIMOGES .

 Déclaration de Maryse Desbourdes au conseil Grand Poitiers du 18 février 201

Contrairement à ce qui est écrit et dit par les élus pour justifier le financement de la ligne LGV SEA , cette ligne n’apportera rien aux régions et départements traversés, il faut renoncer à cette ligne et proposer l’aménagement de la ligne actuelle qui serait moins coûteuse.

Le montage financier ainsi que le choix de la ligne LGV SEA, a été imposé par l’état, il aura des conséquences écologiques, économiques et sociales pour l’ensemble des habitants de nos régions

L’appréciation des dépenses a été sous estimé, il a plus que doublé depuis sa première estimation en 1997, les études ont été insuffisantes et les atteintes à l’environnement et à la vie des riverains quasiment ignorées.

Le "modèle TGV" s’écroule d’un point de vue commercial et technique, de nombreux articles de presse en témoignent, des études le démontrent car, la réussite technologique du TGV, le gain de temps qu’il permet, cachent une réalité moins reluisante : tarifs en constante augmentation, correspondances chaotiques, lignes secondaires délaissées, réseau classique à l’abandon.

Le tout TGV veut concurrencer l’avion, laissant ainsi la voie libre au « tout route » avec les conséquences écologiques que l’on sait, les LGV ne feront qu’accentuer ce phénomène

La Grand Vitesse c’est le train de quelques uns contre des trains pour tous et partout :

Les événements récents des « trains fous » montrent que la rentabilité financière recherchée par la SNCF se fait au détriment des usagers de leur sécurité et des personnels des entreprises.

Des milliers de kms de lignes sont fermées chaque année, celles qui transportent des voyageurs pour aller à leur travail, celles indispensables aux transports de tous, celles qui permettraient d’avoir une réelle politique écologique en proposant une alternative à la voiture à des millions d’usagers et on ferait croire qu’une ligne circulant à 320 kms heure, voir 360 kms heure bientôt serait la solution pour l’environnement.

 Quel mépris, quel gâchis

ce sont les conséquences de la privatisation de la SNCF Voyageurs et FRET imposées par Bruxelles au nom de la concurrence et acceptées par la droite et la gauche, auxquelles nous assistons.

Mais comme si tout cela ne les concernait pas, les élus des collectivités impactées par la LGV SEA acceptent d’enfoncer encore le clou dans la privation totale en acceptant le partenariat public- privé, en finançant pour la première fois ce qui est de la compétence de L’état la ligne LGV SEA et ainsi d’entériner l’entrée du privé qui va s’enrichir contre l’intérêt général

La lourde participation des 57 collectivités (1477 Millions €) peut elle se justifier par l’impact économique de cette nouvelle LGV ? Alors que dans le même temps l’état demande aux concitoyens de faire des sacrifices au nom du redressement des finances publiques.

Autre argument, le gain de temps, pour qui, pourquoi ? qui le demande ? 50 minutes de gain de temps entre Paris et Bordeaux, ça fait cher la minute ! Dans ce projet, le concessionnaire privé n’assure que 29 % du financement. Le reste, 71 %, est de l’argent public. Pourtant, avec une participation de 29 %, le groupe privé LISEA percevra les recettes d’exploitation de la ligne pendant 44 ans.

 Par nos impôts, c’est nous qui paierons, c’est Vinci et ses actionnaires qui percevront les bénéfices.

VINCI et ses partenaires annoncent une rentabilité de l’ordre de 15 % pour leurs investissements dans la LGV… Nous avons là un exemple local de la captation de la valeur ajoutée au profit des actionnaires.

Et pour subventionner cette opération, les collectivités locales vont devoir emprunter, s’endetter pendant 50 ans alors même que l’état vient de décider de geler ses dotations aux collectivités !

Et puisque VINCI cherche avant tout à maximiser ses profits, comment croire que le choix de la concession soit le meilleur pour garantir l’intérêt général ? Tout cela n’augure rien de bon pour les usagers qui peuvent s’attendre à de fortes augmentations de tarif SNCF.

Pourtant, en refusant d’adopter la convention de financement, les collectivités avaient le pouvoir de remettre en cause ce contrat de concession. Cette convention financière n’a rien de rassurant pour l’avenir, sur les conséquences inévitables sur les riverains et les collectivités locales : Le contrat de concession semble très peu contraignant pour LISEA qui devra seulement faire des rapports périodiques.

 Comment croire que l’intérêt privé ne l’emportera pas sur l’intérêt général lorsqu’on impose aussi peu de garanties ?

Quelle stratégie adoptera LISEA si la rentabilité attendue est mise à mal ?

Devra –t-on encore abonder avec de l’argent public sous la pression des actionnaires du groupement ?

La convention de financement fait miroiter aux collectivités territoriales une hypothétique clause de retour à « bonne fortune » mais à l’inverse, en cas de "mauvaise fortune", ça serait logique que vinci « crache au bassinet »

Mais les collectivités territoriales risquent surtout de devoir financer au-delà des montants annoncés puisque l’article 4-2 du projet de convention prévoit qu’éventuellement, « Les collectivités publiques et Réseau Ferré de France se rapprochent pour examiner conjointement la justification des écarts et, selon leur origine, les modalités de répartition des surcoûts entre les Collectivités publiques et RFF »

Vous écrivez que l’état a intégré la majeure partie des demandes des collectivités pour la protection des riverains et du patrimoine naturel : or, il n’en est rien : sur la protection des habitants contre le bruit, l’essentiel fait défaut ainsi que sur la protection de l’environnement, le droit au départ sera étudié dans un délai de trois ans après la mise en service de la ligne.

C’est inacceptable et méprisant pour les riverains

 Les 7 milliards d’euros que coûte cette ligne devrait être intégralement affectés

  • à la rénovation des lignes existantes pour le FRET et les voyageurs
  • à l’ouverture de lignes abandonnées et nouvelles pour les TER
  • à la diminution drastique du prix du billet pour contrer la voiture

Cette délibération est un coup de poignard pour ceux qui défendent le service public, une trahison de ceux qui prétendent défendre le service public mais le combat va continuer, il dépasse largement le cadre de la France comme l’a démontré la journée européenne contre des projets inutiles qui a eu lieu le 11 décembre 2010 à Bayonne

Les élus doivent entendre les associations qui ont d’autres propositions (projet POLT), l’amélioration des lignes existantes moins coûteuses et pendre appui sur cette mobilisation pour admettre de façon honorable qu’ils se sont trompés, pour renoncer publiquement au projet LGV Poitiers Limoges, au financement de la LGV SEA.

Délibération 25 Convention de financement pour la réalisation de la LGV SEA Maryse Desbourdes, élue à Poitiers sur la liste citoyenne "Pour une Alternative à Gauche" soutenue par le NPA et les Alternatifs


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