NPA 86

Extrême-droite française, colonialisme et racisme.

vendredi 3 juin 2016 par redac-npa86

Par Alain Duval.

Les notions développées par l’extrême-droite autour du colonialisme et du racisme n’ont pas toujours été évidentes. En effet ces deux phénomènes, et leurs interactions, ont longtemps été liés à la « pensée ordinaire » de la société française.

La soi-disant classification des races, la race dite caucasienne (blanche) occupant la première place, a été développée par la prestigieuse Ecole d’Anthropologie de Paris fondée en 1859 par Paul Broca. Afin de démontrer que la « race caucasienne » est supérieure en intelligence, on mesure alors les crânes, et on va jusqu’à peser les cerveaux ! C’est en parallèle, mais en accord avec ces idées, que le comte Joseph- Arthur de Gobineau fait paraître en 1853-1855 son « Essai sur l’inégalité des races humaines », dans lequel, outre la classification de l’espèce humaine en trois grandes races (contre- sens absolu, mais qui sera enseigné dans les écoles françaises jusque dans les années 1950), il invente le concept de « race aryenne » (blancs purs) au sommet de laquelle se trouvent les Germains. Les Slaves sont des blancs inférieurs, corrompu par le sang jaune. L’influence sémite a causé la perte de la Grèce antique (ce n’est donc pas la pédérastie dénoncée ces jours-ci par l’ineffable Dassault) et a fait de l’Empire byzantin un Etat manquant du sens de la Nation. On verra beaucoup plus tard à quel point ces théories ont inspiré les penseurs de l’extrême-droite allemande. Toutefois, Gobineau n’est pas anti-Juif, car par « sémites », il entend surtout les Arabes.

Il est donc courant, dans notre bonne France, de parler de « jaunes aux yeux bridés » (nous, Français, nous aurions des yeux « normaux »), de « nègres lippus » (nous, Français, nous aurions des lèvres « normales »), etc...

De même, la notion, non clairement explicitée, d’ « espace vital » est inhérente à la pensée la plus commune des Occidentaux, ce qui explique l’absence totale de remords à l’ égard de la traite des esclaves (abolie en France en 1848), du génocide des Indiens d’Amérique, de la relégation des Aborigènes d’Australie ou des Kanaks de Nouvelle Calédonie / Kanaky.

Dans ces conditions, on comprend que ce qui n’est pas encore clairement une extrême-droite se cantonne, si l’on peut dire, dans un nationalisme exacerbé par la perte de l’Alsace- Lorraine, les sanglots devant la ligne bleue des Vosges, la haine du « Boche », et/ou la tentation du gouvernement autoritaire, celui d’une élite, dont les Royalistes pensent qu’elle se distingue par la naissance. Charles Maurras (1868- 1952) et Léon Daudet (1867- 1942) vont cristalliser la pensée royaliste, appuyée par un catholicisme traditionnel qu’on appellerait aujourd’hui intégriste, et hostile à la République (la « gueuse ») et à la démocratie parlementaire. La sinistre affaire Dreyfus, et l’engagement inique de Maurras chez les Anti- Dreyfusards, ajoute une composante antisémite à sa pensée, sans oublier sa haine des Révolutions française et bolchévique.

Les conséquences de la Grande Guerre, la mobilisation des anciens combattants (notamment dans le mouvement des « Croix de Feu » du colonel de La Roque) expliquent, après 1920, le développement d’une opposition d’extrême- droite au régime parlementaire des « tous pourris », les Juifs étant supposés se repaître des turpitudes républicaine. Le coup d’Etat est même près de réussir en février 1934. Le gouvernement du Front Populaire exacerbe la haine des Juifs (il faut fusiller Léon Blum, mais « dans le dos ») et des descendants de « non- Français », qui aboutit au suicide le 17 novembre 1936 de Roger Salengro, ministre de l’intérieur, initiateur de la loi sur la dissolution des Ligues du 18 juin 1936.

Parallèlement, depuis la fin du XIXème siècle, les puissances européennes se livrent à une course à la colonisation, s’entre-déchirent pour se tailler des empires en Afrique, en Asie, et en Océanie, aboutissant aux belle cartes géographiques de Vidal-Lablache, sur lesquels on apprenait aux écoliers que « notre » empire colonial était en rose, celui des Britanniques en rose, celui des Allemands ayant été redistribué aux vainqueurs de la guerre, de même que la grande partie de l’empire turc dans lequel on crée de nouvelles entités, en coupant à la hache, sans jamais se soucier de l’homogénéité des territoires ainsi créés – selon les bons principes du colonialisme. Quant aux Etats- Unis, même s’ils ne contestent pas les colonies françaises, néerlandaises et britanniques installées en Amérique (les colonies espagnoles et portugaises ont arraché leur indépendance), ils protègent leurs intérêts en Amérique centrale et dans les Caraïbes, en arrachant au Mexique un tiers de son territoire, puis en occupant Cuba de 1899 à 1903, et Haïti de 1915 à 1934. cette politique se prolonge ensuite par un soutien sans faille, via la CIA, aux pires dictatures de l’Amérique centrale et du Sud (la liste est longue comme un calendrier.....entre autres, celle de Batista à Cuba de 1952 à 1959, renversée par Fidel Castro et ses companeros, celle de Pinochet au Chili.....). Cette politique se poursuit aujourd’hui par le soutien aux régimes fascistes et tortionnaires d’Amérique centrale ou de Colombie. De manière absolument identique, l’impérialisme japonais protège et étend sa zone d’influence, avec une première guerre contre la Chine dès 1894-1895, puis une guerre contre la Russie, poursuivie par un contrôle lent, mais systématique de la politique chinoise, l’invasion de la Mandchourie, de la Corée, et une invasion générale de la Chine en 1937. C’est, au sud de ce pays, le conflit des deux impérialismes dans le Pacifique qui pousse les USA à se ranger dans la deuxième partie de la guerre, dans le camp antinazi : les Japonais étant déjà alliés de l ’Allemagne et de l’Italie.

En France, c’est l’installation du système colonial en Afrique, Asie du Sud-Est, et Océanie, qui va très progressivement habituer les « métropolitains » (quel joli nom !) à adopter un mode de pensée raciste. En effet, si, comme il est répété partout à cette époque, c’est la mission civilisatrice de la France d’occuper de vastes étendues dans des pays si lointains et si exotiques, c’est que les indigènes que nous « découvrons » dans ces régions n’ont pas acquis le degré de maturité nécessaire pour prendre en main leur propre destin (paraphrasé plus tard par un certain Nicolas Sarkozy déclamant sans honte à Dakar que « l’homme africain n’ était pas encore entré dans l’Histoire » ). Et donc, si ce sont des sauvages, c’est qu’ils ressortent de races inférieures. Les glissements sont imperceptibles, mais constants...à preuve que, dans l’entre- deux- guerres, la France se protège contre la venue sur son territoire de ses propres colonisés, grâce à tout un arsenal répressif.

Les blancs appartiennent à une race supérieure, et c’est leur devoir et leur droit d’exercer leur hégémonie sur les races inférieures. Ce qui est un constat dans les fascismes italien et espagnol, légitimant, comme ailleurs, les entreprises coloniales, devient un dogme absolu et un fondement politique dans le national- socialisme : dans la race blanche se distingue la race pure (les aryens) et les races inférieures (tous les autres), avec, tout en bas de l’échelle les juifs et les tsiganes, qu’il convient d’éliminer. La contamination de l’idéologie nazie a été extrême en France, même si elle a rebuté certains fascistes (comme le colonel de la Roque). Elle a permis la mise en place sans douleur de la collaboration. Celle-ci a connu un double visage : paternaliste, archaïsant, traditionnaliste, catholique, d’une part, mais aussi violent, haineux, assassin, d’autre part, tant chez les intellectuels que chez les politiques ou des tortionnaires, de Laubreaux ou Rebatet à Doriot, jusqu’aux SS français de la division Charlemagne, à la Milice de Darnant, ou aux sbires de la Gestapo ; mais dans tous les cas antisémite, anti-tsigane, anticommuniste, anti-homosexuelle.

Dans la période qui a précédé l’occupation et la collaboration, les organisations représentatives de la classe ouvrière auraient dû prendre le contrepied des idées qui ont mené au consensus vichyssois. Et, effectivement, pour ce qui était des immigrés arrivés dans les usines ou sur les docks français, la fraternité ouvrière a joué à plein. Le travailleur africain, du Nord ou du Sud, était considéré comme le frère du travailleur français. Le syndicat a joué pleinement son rôle. Par contre, les partis politiques ont failli à jouer leur rôle de défenseurs de l’internationalisme prolétarien. L’internationalisme s’est réduit trop souvent à défendre la « patrie du socialisme », à savoir l’U.R.S.S. Trop souvent, les politiques communistes ou réformistes ne connaissaient que les élites engagées, venues étudier ou se former en France, c’est-à-dire les « évolués » pour reprendre l’expression méprisable que les colons belges utiliseront plus tard à l’égard des Congolais. Mais aucune idée de l’agriculture, des structures traditionnelles, des modes de pensée, des habitudes de vie, des coutumes et du droit coutumier, que ce soit en Kanaky, en Indochine, ou en Afrique. L’alliance, peu avant la guerre, des trotskystes et des socialistes révolutionnaires aurait peut-être pu permettre une prise en compte de ces dimensions....hélas, la guerre étouffa dans l’œuf cette possibilité.

A la Libération, le traumatisme issu de la tentative d’extermination des Juifs par les Nazis va pousser la plupart des Français, y compris de gauche, à se donner bonne conscience et à se dédouaner en soutenant la création de l’Etat d’Israël, et à travers lui, une nouvelle tentative d’épuration ethnique, à travers les attentats et la chasse aux Palestiniens, dont une grande partie fut chassée de ses terres. La gauche française a glorifié les « socialistes » israéliens, tel Ben Gourion, ou les kibboutzim, qui auraient été des kolkhozes fraternels, en oubliant que toutes les opérations sérieuses avaient été poussées par une « armée secrète d’extrême droite », l’Irgoun de Stern, Jabotinsky, Menahem Begin.

Vis à vis des colonies, malgré des engagements qui auraient été pris par les Gaullistes, la situation ne changea guère. Certes les pattes de l’extrême-droite furent provisoirement coupées, et de profondes réformes entreprises....en métropole seulement. Aussi, dès 1945, Ho Chi Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Viet- Nam, et dès 1946, la guerre éclate avec la puissance coloniale. Les Français et les patriotes vietnamiens s’affrontent jusqu’à la bataille de Dien-Bien-Phu en 1954. Cette même année 1954, la guerre d’Algérie commence, qui durera 8 ans, elle aussi, jusqu’en 1962 (pendant que les USA prennent au Vietnam le relais de la France, et ne martyrisent le peuple vietnamien).

Dès lors, et pendant ce court laps de temps de 16 années, tous les ingrédients sont réunis pour une renaissance de l’extrême-droite française, qui fait son miel des guerres coloniales, contre des jaunes ou des gris soutenus par des bolcheviks assoiffés de sang. L’extrême-droite se compose alors :

  • des archéo- fascistes, résidus de la Collaboration, nostalgiques du Maréchal Pétain, adeptes des régimes de Salazar et de Franco, autour du journal « Rivarol » ou dans le mouvement « Jeune Nation » des frères Sidos.
  • les recyclés : Bousquet, l’ami de Mitterrand, à la banque d’Indochine, ou Papon, rallié au gaullisme, et opportun massacreur des Algériens des bidonvilles parisiens en tant que Préfet de police en octobre 1961.
  • Les partisans de l’Indochine française, ou américaine, comprenant des Vietnamiens dits « du sud »
  • les partisans de l’Algérie française, étudiants racistes, parachutistes, tortionnaires en Algérie, colons défendant leurs privilèges...
  • amis de l’extrême-droite israélienne
  • défenseurs du particularisme franchouillard, ennemis de l’impôt et des fonctionnaires. Ces derniers connaissent un succès fulgurant avec l’élection de 52 poujadistes aux législatives de 1952, et, parmi eux, un certain Jean-Marie Le Pen.

Le soutien à l’Indochine française, puis à l’intervention américaine au Vietnam, et la défense de l’Algérie française vont être, à partir de 1958, le ciment principal de l’extrême-droite dans notre pays, l’indépendance relative des pays africains n’ayant à peu près aucun impact, et le soutien à l’apartheid sud-africain relativement peu. La défense de nos colons, l’anti-communisme, exacerbé par le soutien du PCF, de communistes indépendants de celui-ci, comme le parti communiste algérien, de socialistes de gauche , et de pays comme l’URSS et la Chine à la lutte d’indépendance qui va aussi embraser l’Afrique portugaise et du Sud. Le gaullisme et ses ambigüités a pu faire tampon un certain temps et a sans doute évité des affrontements physiques plus violents qu’ils ne l’ont été, de même que la présence d’une extrême-droite rampante et non violente, au sein du Centre national des Indépendants et paysans (rampe de lancement futur d’un certain......Giscard dit « d’Estaing »). Mais les accords d’Evian sont vécus par l’extrême-droite comme une intolérable trahison. Dès lors celle-ci devient anticommuniste, anti décolonisatrice, et antigaulliste. Dès 1961 apparaît en Algérie l’Organisation de l’armée secrète, OAS, créée notamment par Susini (qui finit une brillante carrière de facho au FN) et Lagaillarde (qui se réfugia chez Franco, chacun ses préférences), et qui prospère dans le terreau pied- noir, agissant à la fois en France et en Algérie, avec un cortège d’exactions abominables, notamment en 1962. Dans cette défense de l’Algérie française, des politiques passent du centre gauche ou du centre droit à l’extrême-droite, comme Lacoste, Soustelle, Bidault. L’OAS, aurait assassiné entre 12 000 et 12 500 personnes, seuls 10% de ce chiffre ayant été authentifié.

En 1968, des ancien de l’OAS rencontrent jacques Foccart, barbouze en chef du régime gaulliste, patron de la Françafrique, et lui font allégeance. Fin de l’épisode...

L’installation des pieds noirs, dont on ne nie pas la douleur et le déracinement, nostalgiques de l’Algérie française, explique en partie le succès du FN dans les régions PACA et Midi- Pyrénées, et l’instabilité de la Corse.

Parallèlement, le mouvement nationaliste étudiant engendre une nouvelle génération de militants dans des mouvements comme Occident, Ordre Nouveau, le GUD. L’objectif de ces jeunes est de taper, de faire régner la terreur, notamment dans les grandes Universités, là où les mouvements révolutionnaires sont puissants, ceux qu’on appelle les « gauchistes ». C’est là que se forment à la politique les Madelin, Longuet, Goasguen, Devedjian, Alain Robert, Hervé Novelli.

Le groupe « Occident » que j’ai douloureusement connu, était ouvertement raciste, partisan d’un « Occident germanique et chrétien ». Il finit par rejoindre le « Front Uni au Sud Vietnam ».

Après 1968, c’est Ordre Nouveau d’Alain Robert et Gérard Longuet qui tient le devant de la scène. Il défend la patrie et les valeurs familiales. En 1973 de très violents affrontements de ses militants avec des camarades de la Ligue Communiste sont le prétexte que saisit le ministre Marcellin pour dissoudre les deux organisations. Une partie des cadres d’Ordre nouveau rejoint alors le parti républicain, pour enrichir ensuite de son expérience l’UMP.

Une autre partie forme la « Parti des Forces Nouvelles », PFN, ainsi Gérard Gachet, qui devient journaliste à « Valeurs Actuelles » et au « Figaro », pour finir comme porte- parole du ministre de l’Intérieur de janvier 2008 à janvier 2012.

Citons encore le GUD (Groupe Union Défense), qui s’illustra notamment dans le soutien aux fascistes serbes lors des guerres dans l’ex-Yougoslavie.

La création en 1972, puis le développement du Front National est la réussite de l’extrême-droite, le mouvement alliant toutes les vieilles lunes de l’extrême-droite, reprenant les idées des années 30, procédant aux mêmes amalgames, mais peaufinant une image électorale, qui n’est même pas écornée par les dérives oratoires de son chef absolu, Jean- Marie Le Pen ( « Durafour crématoire », « détail de l’Histoire », etc..). Le passage de témoin dynastique à sa fille Marine permet de renforcer cette image de respectabilité apparente, dont on peut se demander si elle n’est pas surtout due à l’imprégnation de la droite par les idées d’extrême-droite, comme on l’a vu récemment avec les propos de Hortefeux sur les Arabes, les discours de JF Copé sur le racisme anti- blanc, ou le pain au chocolat, ou encore la bras d’honneur de notre vieille connaissance Longuet vis à vis d’un officiel algérien.

L’évolution la plus marquante du FN concerne son soutien au sionisme : même si des militants conservent tous leurs réflexes antisémites, le FN voit dans l’Etat d’Israël (gouverné, rappelons-le par la droite et l’extrême-droite) le « rempart » de l’Occident face aux arabes assoiffés de sang, chaque agression israélienne étant considérée aussi comme une revanche contre les arabes algériens.

Parmi les thèmes ressassés par l’extrême-droite dans la France d’aujourd’hui, on peut en citer, qui illustrent ce propos :

  • la nostalgie de l ’Algérie française, la haine recuite des « bougnoules » et autres « ratons »,
  • l’idée que les Algériens ne sont pas capables de gouverner, et qu’ils ont inféodés à l’ennemi de toujours, le FLN ;
  • l’idée aussi que les Français ont une dette à l’égard des Harkis, massacrés en grande partie par les Indépendantistes.....bien que leurs enfants soient considérés comme des beurs comme les autres !
  • l’idée de la supériorité des blancs, notamment des nordiques, tempérée par la présence au sein du FN de quelques descendants d’immigrés d’Afrique du Nord ou subsaharienne, et de quelques ultramarins
  • la défense des valeurs soit-disant ancestrales de la France, le travail mis en péril par la mondialisation et l’immigration, la famille, mise en péril par l’immigration, la patrie, mise en péril etc....
  • L’idée que les Français sont attaqués chez eux, en permanence, contre leurs biens ou leurs idées.
  • le constat que les « étrangers » noirs, basanés ou chinois ont commencé à saper la France de l’intérieur, par une présence aussi sournoise que massive ; notamment dans les banlieues..... , « bientôt, on ne sera plus chez nous ».
  • le fait que, parmi ces « étrangers » on mette l’accent sur les « Arabes », qui sont en même temps des musulmans, donc des islamistes, donc des djihadistes, dont les valeurs sont différentes des nôtres, à commencer par la polygamie ( qui, au passage, ruine la sécurité sociale ), les femmes étant voilées, donc asservies (on oublie les fichus de nos grands-mères).

Sur tel ou tel pays arabe, il peut y avoir des nuances, et le FN a soutenu activement quelques dictateurs, Marine Le Pen déclarant qu’ « un régime totalitaire laïc vaut mieux qu’un régime totalitaire islamiste ».

Enfin, le FN fait bien partie d’une « internationale brune » en Europe, et a des liens de proximité avec le Vlams belang en Belgique, Jobbik en Hongrie, le FPÖ en Autriche. La « flamme » du FN est d’ailleurs celle du parti fasciste italien MSI. Ces partis sont souvent d’accord entre eux, et notamment ceux d’Europe centrale, pour combattre les Roms (Tsiganes, Manouches, Gitans), dans la pire tradition des massacres perpétrés par les Nazis.....oubliant que certains d’entre eux sont originaires de l’Inde, pays des Aryas, qui a fourni aux théoriciens racistes le terme d ’« aryens »...mais on ne peut pas demander à l’extrême-droite d’être intelligente !

La propagation de toutes ces idées dans la droite classique française, voire la gauche molle, est l’un des grands sujets d’inquiétude du XXIème siècle (la défense des « Gaulois » du député Myard, les sorties de Copé, les expulsions de Roms par Valls ne sont hélas que quelques exemples).

Il faut ici affirmer que les groupuscules d’extrême-droite ne se distinguent pas fondamentalement du FN (dont ils sont parfois issus) sauf sur le plan d’une plus grande violence encore, et M. Le Pen a largement ouvert son site aux élucubrations des « identitaires » après leur opération publicitaire sur la mosquée de Poitiers. Le groupe « la Troisième Voie », fondé par un ancien skinhead confirme les liens avec ces derniers.

Il faut mettre cependant à part l’extrême-droite sioniste, apparue dans les années 1960/70 avec le Betar, qui subsiste encore aujourd’hui et fait toujours le coup de poing et de bâton contre les défenseurs du peuple palestinien. Mais il a été supplanté par la Ligue de défense juive (LDJ) créée aux USA par Meir Kahane, qui menace et malmène régulièrement de façon violente des militants de gauche antisionistes, surtout s’ils sont d’origine juive (Olivia Zemmor, Jacob Cohen).

Le 24 octobre 2012, la LDJ agresse Houria Bouteldja, du mouvement « Les Indigènes de la République ». La protection dont fait l’objet la LDJ par l’actuel gouvernement laisse craindre des agressions futures encore plus violentes.


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