NPA 86

Mobilisons-nous contre la criminalisation des mouvements sociaux, à Poitiers et partout ailleurs !

samedi 30 septembre 2017 par redac-npa86

Le pouvoir n’aime pas les personnes qui résistent et qui luttent. Depuis toujours, les révolté-es, les révolutionnaires, les militant-es sont victimes d’une répression politique et policière. La classe qui dirige ne fait que se défendre face à nos combats pour en finir avec l’emprise du capitalisme sur nos vies. Pour cela, les capitalistes sont prêts, y compris, à aller contre leurs propres lois du moins quand celles-ci déterminent un semblant de démocratie. Le durcissement de l’appareil répressif de l’état, avec l’institutionnalisation de l’état d’urgence permanent, est une conséquence directe de la volonté des gouvernements bourgeois de durcir la répression en restant dans un cadre « légal ».

Cette répression prend de l’ampleur depuis quelques années, en France. Il n’y a plus une manifestation sans contrôles, sans arrestations, sans violences policières. Manifester, aujourd’hui, est compliqué, en particulier pour les jeunes, pour les personnes issues de l’immigration, pour les militant-es radicaux. Faire le choix de manifester, c’est courir le risque d’être arrêté, d’être blessé, alors que l’objectif de la manifestation est de se défendre face à une politique anti-sociale et liberticide qui menace nos vies.

Dans la Vienne aussi cette répression est à l’œuvre. Elle prend plusieurs visages. Il y a d’abord les contrôles d’identités permanents des militant-es, jusque dans les facs. Il y a une politique de la « peur » mise en place par la police. L’objectif étant clairement de dissuader les personnes politisées à gauche d’aller manifester. Enfin il y a aussi une politique de criminalisation, avec des convocations policières et judiciaires. Aussi, 9 personnes vont passer devant le tribunal correctionnel le 17 novembre pour être allées manifester sur les rails près de la gare de Poitiers, avec l’inter-syndicale et quelques 500 autres personnes, le 19 mai 2016. Nous étions alors en pleine mobilisation contre la loi travail. De nombreux militant-es du NPA étaient d’ailleurs présent-es. Mais seulement 11 personnes, puis 9, sont poursuivies.

Ne le cachons pas, c’est bien à une répression politique que nous assistons. Les 9 prévenu-es sont en réalité des militant-es bien connu-es, syndicalement, au sein de Solidaires, ou politiquement, dans les milieux anticapitalistes et libertaires. Il y a une volonté de « mater » les plus radicaux. Mais ne nous y trompons pas : c’est tout le mouvement social qui est attaqué dès lors qu’un-e seul-e manifestant-e est victime de la répression. La réaction du mouvement social doit être à la hauteur de l’attaque. Dans l’unité la plus large, nous devons rappeler que nous étions toutes et tous sur les voies, avec les 9, ou que nous aurions pu l’être. Nous devons faire bloc, en mettant de côté les divergences politiques et stratégiques, car même si celles-ci sont réelles, l’enjeu est de mettre un frein à un danger qui nous guette toutes et tous : la répression de l’appareil d’état capitaliste.

Alexandre Raguet

Un collectif de soutien s’est monté dans la Vienne, voici le site : https://soutienpoursuiviespoitiers....

Une pétition tourne, signez-là massivement : http://9depoitiers.wesign.it/fr


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